Aide à domicile : salaires et indemnités kilométriques revalorisés

Aide à domicile : salaires et indemnités kilométriques revalorisés
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Résumé de l'article : La branche associative de l’aide à domicile bénéficie d’une revalorisation salariale moyenne de 63 euros bruts par mois, ainsi que d’une hausse des indemnités kilométriques de 38 à 40 centimes par kilomètre. Pour les auxiliaires de vie, cette mesure améliore légèrement le pouvoir d’achat et la compensation des déplacements, mais elle ne concerne pas le secteur privé lucratif ni l’emploi direct.

Une hausse des salaires au 1er juin 2026

Depuis le 1er juin 2026, les salariées et salariés de la branche associative de l’aide à domicile bénéficient d’une nouvelle augmentation de salaire. En moyenne, la hausse est de 63 euros bruts par mois pour un temps plein.

Concrètement, cette revalorisation vient d’un avenant à la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (souvent appelée branche BAD). Cet avenant relève les coefficients de rémunération, ce qui permet d’augmenter le salaire de base sans toucher seulement aux primes.

Pour une auxiliaire de vie à temps plein, ces 63 euros bruts représentent un petit coup de pouce sur la fiche de paie. Cela ne change pas tout, mais cela permet de compenser un peu la hausse des prix, notamment de l’alimentation et de l’énergie.

Cette revalorisation a été détaillée par plusieurs sites spécialisés, par exemple la page d’actualités de Bonjour Senior : Aides à domicile : salaires et indemnités kilométriques revalorisés au 1er juin 2026.

Indemnités kilométriques : de 0,38 € à 0,40 €/km

Autre changement important pour les auxiliaires de vie : les indemnités kilométriques. Elles passent de 0,38 € à 0,40 € par kilomètre. Cela signifie que chaque kilomètre parcouru avec votre véhicule personnel pour aller d’un domicile à un autre est un peu mieux remboursé.

Attention : ces indemnités couvrent généralement les trajets professionnels entre deux bénéficiaires, et non le trajet entre votre domicile et votre première intervention de la journée (ni le retour après la dernière). Si vous faites beaucoup de kilomètres en zone rurale ou semi-rurale, cette hausse peut représenter quelques dizaines d’euros de plus par mois.

La hausse des indemnités kilométriques est prévue par un autre avenant de la même convention collective. Elle est présentée comme une mesure pérenne, c’est-à-dire faite pour durer, et non comme une aide temporaire.

Un gain de pouvoir d’achat… mais limité

En additionnant la revalorisation de salaire et l’augmentation des indemnités kilométriques, le gain peut représenter environ 80 euros par mois pour certaines personnes, selon le nombre d’heures et de kilomètres effectués. Pour beaucoup d’auxiliaires de vie, cela reste une amélioration modeste, surtout dans un contexte de forte inflation.

Plusieurs organisations syndicales et associatives rappellent que, malgré cette hausse, les salaires restent proches du SMIC pour de nombreuses fonctions, et que les conditions de travail restent exigeantes : horaires morcelés, temps partiels imposés, déplacements nombreux, forte charge physique et émotionnelle.

Qui est concerné, qui ne l’est pas ?

Un point très important pour les auxiliaires de vie : ces revalorisations ne concernent que la branche associative. Elles s’appliquent aux structures relevant de la convention collective de la branche BAD, c’est-à-dire principalement les associations d’aide à domicile.

En revanche, le secteur privé lucratif (entreprises commerciales d’aide à domicile) et l’emploi direct (lorsque la personne aidée est l’employeur, par exemple via le chèque emploi service) ne sont pas automatiquement concernés par ces mesures. Dans ces cas-là, les salaires et indemnités dépendent des accords d’entreprise ou de la négociation directe avec l’employeur.

Pour les auxiliaires de vie en association, cette revalorisation représente malgré tout une reconnaissance de plus de leur travail, après plusieurs années de blocage. Les discussions se poursuivent toutefois sur la nécessité d’aller plus loin pour rendre ces métiers plus attractifs et mieux rémunérés.


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