Dans une information publiée par la Caf, l’autrice précise les règles de l’aide et de l’accompagnement à domicile (AAD) destinée aux parents. Ce dispositif, financé en partie par les Caisses d’allocations familiales, concerne directement les auxiliaires de vie, les accompagnants éducatifs et sociaux, les techniciens de l’intervention sociale et familiale (TISF), ainsi que les services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad).
Un soutien lors d’un changement important
L’AAD vise les familles dont l’équilibre est fragilisé par un événement particulier : grossesse, naissance ou adoption, séparation, maladie, décès, déménagement, recomposition familiale ou arrivée d’un troisième enfant. Elle peut aussi concerner les parents d’un enfant en situation de handicap, les parents seuls engagés dans une démarche d’insertion professionnelle et les familles confrontées à un risque d’épuisement parental.
Le dispositif est réservé aux personnes relevant du régime général de la Sécurité sociale, qui attendent leur premier enfant ou ont au moins un enfant à charge âgé de moins de 18 ans. La demande peut généralement être effectuée dans l’année qui suit l’événement ayant perturbé la vie familiale.
Le rôle des professionnels à domicile
L’intervention est temporaire et doit répondre à un besoin précis. Elle ne remplace ni un mode de garde ni une aide ménagère permanente. Son objectif est de permettre à la famille de retrouver progressivement son organisation et son autonomie.
Selon les besoins, l’auxiliaire de vie ou l’accompagnant éducatif et social peut aider dans les tâches de la vie quotidienne, l’entretien courant du logement et certaines activités sociales. Le TISF intervient davantage dans le soutien à la parentalité, l’organisation familiale et l’accompagnement éducatif. Dans tous les cas, le professionnel agit dans le cadre d’un projet défini avec la famille.
Une évaluation avant toute intervention
La famille doit contacter directement un Saad conventionné. Celui-ci réalise un diagnostic de la situation, puis détermine avec les parents le nombre d’heures, la durée, les objectifs et la fréquence des interventions. Cette étape permet d’adapter l’aide aux difficultés rencontrées et d’éviter les interventions trop courtes ou mal ciblées.
La Caf prend en charge une partie du coût, mais une participation reste demandée à la famille. Son montant dépend du quotient familial et peut varier de 0,13 à 11,88 euros par heure. Pour les auxiliaires de vie, cette mise à jour rappelle donc l’importance de bien expliquer le cadre du dispositif, ses limites et les démarches à effectuer auprès du service compétent.