Repérer les situations à risque
À domicile, une erreur de médication peut avoir plusieurs causes : un oubli, une prise en double, une confusion entre deux boîtes ou une ordonnance qui n’est plus à jour. La fatigue, les troubles de mémoire, une baisse de la vue ou un changement récent de traitement peuvent augmenter le risque.
L’auxiliaire de vie n’a pas pour rôle de prescrire, de modifier une dose ou de préparer seule un traitement si cela ne relève pas de son cadre d’intervention. En revanche, elle joue un rôle essentiel de vigilance et de transmission.
Comparer sans modifier
Avec l’accord de la personne et selon les consignes prévues, il est utile de vérifier la cohérence entre l’ordonnance disponible, le pilulier et les habitudes de prise. Les horaires habituels doivent correspondre aux indications écrites. Une case encore pleine alors qu’elle aurait dû être prise, des comprimés retrouvés sur la table ou plusieurs boîtes ouvertes sont des signes à signaler.
Il faut aussi être attentif aux doublons. Deux boîtes peuvent contenir le même médicament sous des noms différents. Un traitement récemment prescrit peut également remplacer un ancien. Ne jetez pas, ne rassemblez pas et ne retirez pas les médicaments vous-même : notez l’anomalie et demandez une vérification à l’infirmier, au pharmacien, au médecin ou à l’entourage référent.
Sécuriser l’organisation quotidienne
Les médicaments doivent rester dans leur emballage identifiable, avec la notice si possible. Ils sont conservés dans un endroit propre, sec, à l’abri de la chaleur et hors de portée des enfants. Un espace réservé aux traitements évite les mélanges avec les médicaments d’autres membres de la famille.
Une organisation simple peut aider : conserver une ordonnance récente, noter les changements communiqués par les professionnels et utiliser un carnet ou un outil de transmission prévu par le service. L’auxiliaire peut rappeler un horaire ou vérifier que la personne dispose de son pilulier, sans forcer la prise ni décider à sa place.
Quand donner l’alerte ?
Il faut prévenir rapidement l’entourage référent ou l’équipe soignante en cas d’oubli répété, de prise en double, de refus inhabituel, de médicament manquant ou de traitement non identifiable. Des signes comme des vertiges, une somnolence inhabituelle, des nausées, une confusion ou une chute doivent également être transmis sans attendre.
En cas de malaise important, de difficulté à respirer, de perte de connaissance ou de doute sur une ingestion dangereuse, appelez immédiatement les secours. Une transmission précise protège la personne : indiquez le médicament concerné, l’heure supposée de la prise, les symptômes observés et les personnes déjà contactées.