Une feuille de route déjà largement engagée
La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) accélère l’introduction de l’intelligence artificielle dans la branche Autonomie. Un an après le lancement de sa feuille de route 2025-2026, 80 % des actions prévues sont désormais engagées. Sur les 36 actions programmées, 29 ont été déployées sur le terrain en neuf mois.
Cette feuille de route vise à développer une intelligence artificielle utile, éthique et sécurisée. Elle doit aider les professionnels, sans remplacer leur jugement ni la relation humaine avec les personnes accompagnées. La CNSA prévoit notamment des formations, une meilleure organisation des données et des expérimentations auprès des acteurs de l’autonomie.
Plus de 100 cas d’usage recensés
Les travaux menés avec les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), les établissements et services médico-sociaux, les éditeurs de logiciels et plusieurs partenaires ont permis d’identifier plus de 100 cas d’usage potentiels. Ces projets sont étudiés et classés selon leur utilité pour les professionnels et les personnes accompagnées.
Parmi les expérimentations figure un chatbot juridique testé dans plusieurs MDPH. Cet outil répond aux questions des professionnels en langage courant. Une autre solution peut aider à automatiser les premières étapes de l’instruction des demandes. Dans les EHPAD, un projet concerne aussi l’évaluation des besoins en soins des résidents grâce à l’analyse de données.
Des changements possibles pour les auxiliaires de vie
Pour les auxiliaires de vie, l’intelligence artificielle pourrait modifier certaines tâches quotidiennes. Elle peut contribuer à réduire la saisie administrative, faciliter la transmission d’informations et mieux organiser les interventions. Des outils pourraient également aider à repérer plus rapidement une évolution de la situation d’une personne, à condition que les observations des professionnels restent indispensables.
La CNSA prévoit de tester les solutions sur des périmètres limités avant une éventuelle généralisation. La protection des données personnelles, la sécurité et le respect du rôle des professionnels font partie des conditions annoncées. Les résultats des expérimentations doivent permettre de retenir uniquement les outils apportant une réelle amélioration du service.
La feuille de route entre maintenant dans sa phase de déploiement et de pérennisation. La CNSA souhaite préparer la suite de sa stratégie après 2026, en s’appuyant sur les retours des équipes et des personnes accompagnées.

